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Mercredi 20 février 2008
Escapade_mysore_tout_chaud.jpg Cette recette aux saveurs subtilement épicées inaugure  mon OUvroir de  CUisine  Potentielle.

Dans toute création la contrainte peut s'avérer source d'inspiration et c'est partant de ce  crédo que je me  suis  lancée  le défi de participer aux concours  de  la blosphère.


Orange et mangue, une alliance sublime  suggérée par la nouvelle édition d'A vos casseroles sur O Délices qui  m'orienta dans un premier  temps vers  le sucré avant que  mes souvenirs ne  s'arrêtent sur le pot de chutney  de mangue maison qui attendait son heure dans  la porte du frigo. L'heure  indienne était venue. On convoqua  quelques crevettes et du curry  pour rester dans  l'ambiance , vite  une recette de cake piquée là et  quelques heures plus tard  la maison embaumait. Dépaysement qui  se  confirma et se prolongea  en bouche par une explosion de douceur  relevé d'aciduleé....

Mais  assez  bavassé, voilà la feuille de  route  pour que  vous puissiez  vous  échapper à Mysore à votre tour.
Bon voyage.

Escapade_mysore_profil_coupe.jpg
250 g de farine,
• 3 oeufs,
• 1 sachet de levure chimique,
• 150 g de crevettes décortiquées crues (surgelées),
• 1 cuillerée à café de curry,
• Huile de tournesol,
• Sel, poivre, muscade, 4 épices,
• Jus d'orange
• Un pot de chutney de mangues pas trop pimenté

Mélangez la farine, la levure, le sel, le poivre, le curry, une pincée de 4 épices, une pincée de muscade, 2 cuillerées à soupe d'huile de tournesol, les 3 oeufs et 4 cuillerées à soupe  de jus d'orange tiède. Remuez le tout  puis ajoutez les crevettes décongélées.


Versez la pâte dans le moule à cake en le remplissant au tiers puis mettre une couche généreuse de chutney de mangues (au moins 3-4 cm) et recouvrir avec le reste de la pâte à cake.


Laissez gonfler la pâte dans le plat à cake, couvert d'un torchon, pendant au moins 1 heure. Puis
mettre le cake dans le four préchauffé à 120° pendant 10 min puis montez le four à 150° et laissez cuire durant 30 minutes environ.

Escapade_pres_mieux.jpg

Par Nathalie R.
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Mercredi 12 mars 2008
Muffins_vus_en_haut-copie-2.jpg Le concours A vos casseroles n°15 va bientôt s'achever il faut que je me dépêche de publier ma 2e réalisation, sucrée cette fois.
Comme je  ne suis pas très douée  pour les proportions (ma cuisine ne contient aucun verre  mesureur, je  cuisine au feeling), peut-être vous faudra-t-il tâtonner pour doser  quelques  ingrédients , je vous laisse le soin de vous réapproprier cette idée.

Je crois être partie sur cette recette de base
http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/recette/307737/1249015167/muffins_au_chocolat_au_lait.shtml

que j'ai réinterprétée ainsi

60 g de beurre
60 g de sucre
1 oeuf
120g de farine
1 cuillère à café de levure chimique
3 cuillérées à café de sirop A l'ombre des manguiers de l'Epicerie de Provence
Une dizaine de morceaux d'orange confite
5 tranches de mangue déshydratée (trouvée chez Tang Frère)

Battre le beurre ramolli avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter l'oeuf puis le sirop.
Tamiserfarine et levure puis mélanger avec la précédente préparation. Rajouter les petits cubes d'orange confite et de mangue déshydratée.

Remplir des empreintes à muffins au tiers de cette préparation puis recouvrir avec une cuillérée généreuse d'orange curd au curacao (explication ci-dessous) et finir de remplir les empreintes avec la pâte.

Enfourner à 200°C pour une vingtaine de minutes.

Donc pour le coeur curaçao
Encore une idée volée ici
http://passionculinaire.canalblog.com/archives/2007/02/06/3916108.html#comments

J'ai simplement rajouté 2 bouchons de curaçao au jus d'orange au départ de la recette.
Muffins_en_coupe.jpg
Faudra juste que j'améliore la répartition des morceaux de fruits confits et déshydratés parce que le fond était vraiment trop fondant et par comparaison le haut des muffins un peu secs. Alors pour me consoler j'ai remis une couche d'orange curd au curaçao par-dessus et là c'était enivrant (plus au figuré qu'au propre heureusement).



Par Nathalie R.
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Mercredi 13 août 2008
Une collégue en me racontant sa confiture au melon parfumé à l'anis et à l'amande, en plus de me faire baver  d'envie (allez disons saliver, je ne bave pas sur mon lieu de travail), me rappela fort à propos que des boules de melon (celle que l'on obtient avec des cuillères parisiennes) devaient être promptement consommées dans mon frigo...
Hé he mes jolies me suis-je dit vous allez passer à la casserole pour vous métamorphoser en compotée et aussitot arrivé dans ma cuisine aussitôt fait. Le melon se retrouva baignant dans son jus sur une plaque, coupé avec un bouchon d'amaretto (ben oui quoi je n'avais plus d'arôme d'amande),  une demi-cuillerée d'anis vert moulu, quelques dizaines de gramme de cassonade et une petit heure de mijotage avec deux coups de cuillèrées en bois
Cette compotée tout à fait consommable telle quelle une fois refroidie rentrait en fait dans un plan d'action plus large car stratège des fourneaux je suis : participer au
Kikiveutkivientkuisiner # 26 lancé par Audrey
Concours aussi convivial que proustien pour cette édition. Puisque c'est la madeleine qui a la vedette.
Des madeleines j'en fais régulièrement car une cuisson de moins de 10 minutes, je trouve ça plutôt pratique. Même si grâce à ce concours j'ai enfin compris que si mes madeleines refusaient de bosser, ce n'était pas par paresse mais parce que je ne leur faisais pas subir de choc thermique.
Donc la veille au soir réalisation de la pâte*, une nuit au frigidaire
et je veux des madeleines aussi bossues qu'un dromadaire (si ça c'est pas des vers de mirliton).
*
(en suivant la recette d'Audrey)
En fait le choc a été un peu trop violent les madeleines ont frôle la brûlure (et c'est pour ça qu'elles apparaissent retournées sur les photos).
Donc si l'esthétisme visé n'a pas éte atteint, qu'en est-il du goût...Légèrement croquantes (le surplus de cuisson) puis moelleuses, puis onctueuses au coeur grâce à la compotée.
Longtemps, je vais me lever de bonne heure pour en faire cuire de nouvelles fournées...

Par Nathalie R.
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Mercredi 15 octobre 2008
Y a des choses dans la vie qu'on croirait jamais faire...Du style encourager mes quelques lecteurs à regarder la télé moi qui m'en suis passée pendant 10 ans (de la télé, pas de mes lecteurs, je peux plus je suis accro)..
Du style aussi à traverser la moitié de Paris le souffle court (et pourtant en métro) de peur de me heurter aux grilles du marché de la Porte Saint Martin qui renferme en son sein (orthographe à dessein) des saints la seule épicerie allemande de Paris. Et pour atteindre à temps cette destination improbable écourter un rendez-vous avec Diane. Ces actes extravagants ont tous la même cause.
Un film turc allemand sorti en juillet 2004 récompensé par l'Ours d'or de la Berlinale que j'ai moi-même découvert grâce à la lucarne (j'ai failli écrire luzerne rapport à toutes les salades et couleuvres qu'elle tente de nous faire avaler) magique. Head On, un film magistral réalisé par Fatih Akin.

Sibel n'arrête pas de se cogner à la triste réalité de femme musulmane . Voyant qu'elle ne peut y échapper par le suicide, elle envisage le mariage, arrangé à sa manière. C'est à dire garant de sa liberté, une union de façade pour échapper à l'autorité de sa famille et vivre comme elle l'entend  :  à fond. Elle supplie Cahit un écorché croisé à l'hopital d'être son complice dans ce projet. Il refuse puis finit par se rendre. Et quand malgré ces arrangements, l'amour viendra se frotter à eux et offrir à Cahit une rédemption inespérée, encore un obstacle entravera leur trajectoire avec des dommages collatéraux.

Ce film s'avère d'un équilibre prodigieux, il y a quelques pincées de folklore turc avec une chanteuse et sa ritournelle mièvre, il y a des moments très forts et des scènes d'une grande violence. On s'émeut, on rit, on a peur, on maudit le destin à côté des deux protagonistes. Ils nous désarment par leurs blessures, leurs déterminations, leurs entêtements et leurs failles.
Donc tous à vos magnétoscopes puisqu'il est rediffusé mercredi 15 octobre à 0h50 sur Arte.
Et puisqu'on en est à scruter l'horizon en direction de l'Allemagne, Parisiens et Parisiennes, Franciliens Franciliens (voire Strasbourgeois ou Lyonnais abonnés aux TGV, je voudrais pas être accusée d'ostracisme) foncez à la 13e édition du festival du  cinéma allemand du 15 au 21 octobre.

Pour rendre hommage à l'esprit  turco-allemand du film, j'ai décidé de mettre du fromage allemand dans une préparation turque de pain au fromage. Voilà pourquoi je me suis précipitée samedi dernier vers la boutique citée plus haut (où je fus si royalement reçue que je lui consacrerai un post) et où je fis l'achat de Bördekäse Gouda fumé pour fourrer les pogça.

Pogça dont j'ai retrouvé sur plein de sites différents toujours la même recette qui infailliblement commençait par le très approximatif "Farine". Oui Farine sans grammes, kg, cuillérées, verres, contenant ou tout autre indication de quantité. Vous croyez qu'armée d'une balance j'allais rectifier et redonner à cette recette toutes ses mesures.
Ce serait oublier que mon seul instrument de mesure est le pifomètre, l'a peu près, l'à vue de nez. Celui-ci affichait  600g, merci de lui accorder une marge d'erreur...

Donc en plus de cette quantité plus ou moins déterminée de farine, réunissez un verre, du lait, de l'huile, de l'eau, du sel, du sucre et un sachet de levure chimique.
Diluez celui-là dans deux verres de lait tiède additionnés d'un verre d'eau tiède. Ajoutez un verre d'huile (j'ai mis de l'huile d'olive, 2 cuillérées à soupe de sucre (la recette de base dit 5) et une cuillérée à sucre de sel.
Rajoutez en pluie la farine. Puis quand le mélange commence à ressembler à une pâte à pain, pétrissez-le quelques minutes et accordez-lui 10 minutes de pause.
Divisez cette pâte en 4. Etalez les pâtons en cercle dans lequel vous couperez 4 triangles. Parsemez les cercles de graines si vous aimez-ça puis rajouter la farce qui vous plaît dans la partie arrondie du triangle. Roulez le triangle sur lui-même puis rabattez le haut pour façonner des croissants.
Laissez  reposer en paix 45 minutes (le temps d'un Episode de Life on mars pour ma part), badigeonnez de jaune d'oeuf, enfournez à 190°C jusqu'à ce qui'ils soient dorés (35 minutes pour moi mais je ne garantis pas l'universalité de cette indication et décline toute responsabilité en cas de mauvaise cuisson).


J'en ai en fait testé 4 farces.
La première graines de pavot + fines tranches de Bördekäse Gouda pour réaliser ma 1re impulsion
La seconde tomate séchée + parmesan avec 2 feuilles de roquettes
La troisième à la ricotta + persil (plus dans l'esprit de la recette de base)
La quatrième à la brousse plus graines de courge.

je vous dirai à laquelle est allée notre préférence.
Je vous proposerai aussi dans les jours à venir un mariage entre la Grèce Antique et la Hollande (même pas peur des défis, je suis une serial marieuse).



En attendant je lève ces deux verres colorés que j'ai dégustés dans cette folle journée de samedi à l'amour fou mais contrarié, aux épiciers passionnés, à mes cobayes dévoués, à mes bons conseillers qui sont dans ce long post plus ou moins implicitement cités.
Sherefé et Prosit !


Par Nathalie R.
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Jeudi 23 octobre 2008
Finalement pas de visite de restaurant pendant la semaine du goût si ce n'est pas écran interposé. Il y a de ça une semaine Canal + diffusait un reportage fascinant de Pierre-Alain Lods qui suivait les nouveaux chefs dans le secret de leur laboratoire. Passionnant et envoûtant. Pour les insomniaques ou lêve-tôt équipés de Canal Décalé, il passe le 31/10 à 5h35.
Frédéric Anton, chef du Pré Catalan à Paris y livrait les secrets de sa salade tomate-mozza et moi de tenter de recycler ses géniaux principes pour une salade de fruits.




Si vous aussi vous voulez prêter à ce remake, rassemblez
Une dizaine de prunes
Deux kiwis
Deux blancs d'oeuf
60 g de sucre semoule
60 g de sucre glace
Deux capsules de cardamome
Une demi-cuillerée de canelle
Quelques cl de liqueur de réglisse (facultatif)

Dans mon interprétation personnelle, les prunes remplaçaient les tomates d'origine, le kiwi le basilic et la meringue la mozza. Le casting est bouclé. On tourne.

Salade de fruits dérobée au Pré Catalan. Première.

Plonger les prunes une minute dans de l'eau bouillante pour pouvoir les éplucher facilement.
Les éplucher, enlever les noyaux et les réunir dans une passoire recouverte de sopalin ou beaucoup mieux de mousseline.
Laisser toute une nuit au frigo pour recueillir l'eau des prunes
Faire compoter ce qui reste des prunes avec la cannelle.
Epluchez les kiwis et les faire compoter avec la cardamome.
(Personnellement j'ai eu deux fois la main lourde, trop de purée d'amande pour apporter un peu de gras et du coup trop de colorant vert pour rattraper la couleur)
Préparez et cuire la meringue (j'ai opté pour cette recette-là http://sandrakavital.blogspot.com/2006/04/meringues-ordinaires-pour-enfants.html  en remplaçant le colorant par la liqueur de réglisse). Formez de tout petites meringues avant d'enfourner.
Faire tiédir l'eau de prune avec une pincée d'agar-agar pour former la gelée
Verser cette gelée au fond des récipients choisis pour le service.
Dès qu'elle est prise, déposer (Anton le fait à l'aide de cornets de patisserie, j'ai fait plus simple et moins raffiné à la petite cuillère) des perles de chacune des compotes et alterner avec de la meringue.
L'alliance des saveurs et des textures (miam le croquant de la meringue associé à la gelée) m'a réjoui.

Je suis pas sûre de jamais goûter au modèle de base mais je referai celui-ci en verrine par exemple et en enfermant des grains de raisins dans la gelée de prunes...


Par Nathalie R.
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