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Mercredi 28 février 2007

Salina est arrivée auprès du clan Djimba  bébé hurlante et pantelante dans les bras d'un homme errant dont on ignore s'il était son père ou un simple passant qui l'avait recueillie. Comme ses pleurs cessent, le nourrisson est adopté par la communauté. Elle en adopte les coutumes jusqu'au jour où elle devient femme. Elle refuse d'épouser le fils aîné, brutal et impétueux, elle lui préfère son cadet qui partage ses jeux depuis sa tendre enfance. Mariée de force, elle frôle la délivrance quand un témoignage l'accable et la prive à jamais de la vie dont elle rêvait. Sa colère enfante le bras armé de sa revanche sur le clan tyrannique. Mais qu’est-ce qui pourrait racheter sa vie perdue ?

 

Le spectacle fidèle au texte de Gaudé d’un souffle épique impressionnant alterne la fureur et la douceur, baignées de sang et de sueur. Quelques moments de réconfort viennent rendre les épreuves de cette vie de femme rebelle encore plus cuisantes, éprouvantes.

La prestation des comédiens est à saluer, ils alternent avec bonheur mimiques outrancières du griot et attitudes des personnages des tragédies ou mythologies.

Même si Farid Paya a laissé une grande place aux gestes, à certaines chorégraphies, échos de danse ou de combat tribaux, dans lequel les forces en puissance s’apostrophent avant même de s’approcher tant le langage est l’arme première.

 

L’utilisation de l’eau, du sable et du mélange des deux dans la scénographie reflète la simplicité originelle des luttes fratricides et du combat entre le clan et l’individu. La présence d’un musicien qui joue de très nombreux instruments dépayse totalement le spectateur ballotté au gré de cette quête impossible entre rire et larmes puisqu’il en est ainsi que le sel de la vie a souvent le goût des larmes.

 

Au Théâtre du lierre
http://www.letheatredulierre.com/

La nouvelle création de la Compagnie du Lierre, mise en scène par Farid Paya. Texte Laurent Gaudé

Création et interprétation musicale : Marc Lauras

Avec : Aloual, Pascal Arbeille, Guillaume Caubel, Marion Denys, Rosaline Deslauriers, Sonia Erhard, Ariane Lagneau, Anthony Moreau.

Assistant mise en scène : Joseph Di Mora - Costumes et scénograpie de  Jean-Pierre Capeyron - Création lumière et construction des décors : Thierry Meulle - Conception et réalisation des coiffes : Yuki Yaoko - photographies : Agathe Poupeney.

 

mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 19 h 30 - Dimanche à 15 h 30 suivi d'un débat
Par Nathalie R.
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Mardi 17 juillet 2007

Dans le texte de présentation de la fanfare inseré dans la brochure du festival Musique et jardins, Emir Kusturica et Goran Bregovitch figuraient sur la même ligne, un comme source d'inspiration, l'autre comme ayant invité le groupe dans un festival. Il n'en fallait pas plus pour appater l'aficionada de musiques slaves que je suis.

Et je n'ai pas regretté une seconde d'avoir traversé Paris et d'avoir repoussé à plus tard mes obligations de fin d'après-midi.

La musique était festive, tissée d'influences diverses, balkaniques bien sûr mais aussi orientales et yiddish. Avec un crescendo impressionnant, elle passa de la liesse à la tristesse, des chansons romantiques aux airs flokloriques.

Très vite, la fanfare s'est déplacée vers les groupes des gens qui dansaient plutôt que de rester sur l'espace scènique qui avait été délimité dans le parc. Et les danseurs étaient plus nombreux à chaque morceau. Scènes magnifiques de joie et de partage dans ce parc ensoleillé du fin fond du XVIIIe arrondissement. Une originale à chapeau frôlait une ronde de petites Africaines au son des youyous que poussaient parfois quelques dames maghrébines. Essence universelle de la fête.

 
Seul petit regret : la chanteuse Nathalie nous a donné un aperçu de son talent sur deux -trois morceaux. Une voix qui sème l'émotion les frissons. Mais faute de batterie dans le micro, elle n'a pas pu poursuivre au grand désespoir du public, conquis.




L'orchestre compte dans ses rangs un jeune prodige du tuba, un angelot souffleur que je n'ai pu m'empêcher de mitrailler (cf album-photo). Un autre petit garçon lui aurait bien emprunté cet étrange instrument essayant même un instant de le troquer contre un téléphone portable.


Près de nous un garçonnet invitait une fillette qu'il avait déjà carressée et même culbutée à plusieurs reprises dans sa maladresse enfantine : "C'est qui la petite fille qui veut danser". Tout n'était que partage et désir de communion...


 


 

Le site de la fanfare
http://www.tzislav.com

Par Nathalie R.
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Samedi 4 octobre 2008
Une pièce montée (pas la pâtisserie incontournable des mariages, communions et baptèmes même si ce post est inscrit dans un registre lié à la religion, il est surtout orienté vers le théâtre) par Stéphane Braunschweig a depuis une douzaine d'années la faculté de me tenter. Et comme je suis faible face à la tentation, j'ai couru voir son Tartuffe à l'Odéon. Où en plus je l'avais découvert subjuguée par son Franziska voilà douze ans de ça...
Et celui qui vient de quitter le théâtre du TNS (un des décors principaux du film Dans la ville de Sylvia, cf mon post précédent) pour gravir progressivement la colline (et diriger le théâtre du même nom dans deux ans) se montre avec ce Tartuffe au sommet de son art.
Le décor évolue grâce à des mécanismes, une des marques de fabrique de Braunschweig qui ouvre des trappes, varie les perspectives en jouant avec les hauteurs et les volumes. Ici c'est la maison
d'Orgon qui s'enfonce de degré en degré dans les terribles manigances du faux dévot Tartuffe.  Le dynamisme de Dorine et la fougue de Damis contrastent à merveille avec l'apathie fataliste d'Orgon. Malgré le drame qui se noue, une grande place est laissée à l'humour et ce fut un bonheur supplémentaire que d'entendre les collégiens rire à ces répliques qui font mouche.
Un DVD de la pièce enregistrée lorsqu'elle fut montée au TNS en juin dernier est disponible, je ne saurais que trop le recommander à ceux qui ne peuvent savourer le spectacle "en direct".

Comme recette à associer à cette recommandation théâtrale, j'ai beaucoup hésité. Un plat intégrant de la tartufade (ou tartufata, préparation italienne à base de cèpes, de truffes et d’ huile d’olive) eut été parfait mais je n'en ai pas trouvé à temps. J'ai imaginé beaucoup de tartruffes avant de m'éloigner du mauvais jeu de mot et d'opter pour des sacristains en toute simplicité. Et me suis inspirée de cette recette
http://www.epicurien.be/blog/recettes/desserts/patisseries/sacristains-amandes.asp

Spéciale dédicace à Diane de ce post qui m'a recommandé la pâte feuillettée d'un célèbre marchand de surgelés (et qui fait aujourd'hui des merveilles de gourmandise et de légereté avec la pâte filo).

Pour façonner des sacristains, vous aurez besoin
D'un rouleau de pâte feuilletée  (de 250g de pâte feuilletée maison et je vous tire mon chapeau)
De 100g d'amandes effilées ou hachées
100g de sucre en poudre
2 jaunes d'oeuf (un pu juste en fait)
Et d'un four préchauffé à 200°C

Une fois tout cela réuni c'est simplissime
Badigeonnez la pâte de jaune d'oeuf
Recouvrir avec les amandes puis le sucre
Appuyez (j'ai fait ça à la fourchette) pour que sucre et amande adhèrent bien à la pâte.
Retournez la pâte et recommencez la même opération sur l'autre face
Découpez la pâte en bande de 3 cm de largeur puis torsadez les petites bandes obtenues
Alignez les sur un tapis de silicone ou une feuille de papier sulfurisé puis enfournez-les et surveillez avant que ça ne noircisse.

Une fois les sacristains refroidis, livrez-vous au pêché de gourmandise ou si vous êtes en période de repentance ou de pénitence, jouez au Mikado avec.


Par Nathalie R.
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