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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 13:44

Cocinelle_babybel.jpg Rien ne me plait plus dans l'art que le mariage de l'érudition et de la fantaisie. Et ce mélange-là les Monstrations Inouies l'accomplissent avec une virtuosité frondeuse.

J'eus la chance en plus de voir ces Monstrations dans le Réfectoire des Cordeliers, cadre qui conféra au spectacle une dimension plus intemporelle et une touche solenelle.

Les joyeux trublions de la compagnie Décor Sonore débarquent comme une troupe de saltimbanques et laissent le soin à une main innocente dans l'assistance de décider des monstrations du jour. Pendant que la main pioche, un des artistes interprète une sorte de jingle tirage du loto au moyen d'un batteur électrique, orientant par là la nature du plat qui se ferait ici l'écho des Monstrations.

Avec un discours oscillant entre une démonstration encyclopédique et un boniment de foire, ce spectacle de Michel Risse entraîne le public dans un voyage fascinant jalonné par des instruments incroyables, des inventions extraordinaires.

Les mécaniques de ces instruments nous paraissent à l'ère du MP3 bien encombrantes et pourtant que d'ingéniosité pour leur époque.

La compagnie du Décor Sonore orchestre à la perfection les différents registres, l'humour omniprésent se teinte parfois de pédanterie, d'incongruités, d'effets de surprise.

Et quand les artistes saluent on ne peut qu'applaudir une telle complicité à jouer ensemble, à interagir, à exécuter leurs trouvailles scéniques et à faire revivre sous nos yeux des instruments extravagants échappés d'autres époques.

 

Et comme dans ce festin de mots et de notes, le seul aliment mentionné fut le Babybel dont l'enveloppe rouge aurait été utilisé pour isoler les touches d'un instrument, je me mis en quête d'une idée impliquant le dit fromage (et un fouet électrique). Le soufflé s'imposa.

J'ai adapté la recette trouvée ici

http://boudloune.canalblog.com/archives/2008/09/18/10629673.html

 

200g de Babybel

1/2 litre de lait (demi-écrémé)

50gr de beurre

50gr de farine

5 œufs

Cumin, gingembre et poivre selon votre goût

 

Faire fondre le beurre et le mélanger à la farine.

Faire revenir cette préparation pendant 1 minute à feu doux, puis incorporer le lait.

Porter à ébullition et rajouter le Babybel coupé en fines tranches, le cumin, le gingembre et le poivre.

A ce stade, le mélange a un air de famille avec l’aligot…

Séparer les jaunes d'œufs des blancs.

Ajouter les jaunes à la béchamel.

Monter les blancs d'œufs en neige et les incorporer délicatement à la préparation.

Enfourner  à 240°C pour une quinzaine de minutes si vous avez opté pour un grand plat.

Pendant ce temps, dessinez avec un marqueur noir sur la coque rouge les points de la coccinelle et utilisez la petite bande qui permet d’ouvrir le Babybel pour façonner les yeux de la coccinelle albinos.

Attendre que le soufflé tiédisse puis le disposer dans la coque du Babybel (trop chaud, il la ferait fondre, j’ai testé pour vous).

Le Babybel ayant un goût assez neutre, n’hésitez pas à avoir la main lourde avec les épices.

 

Bien sûr les élytres (les ailes rigides des bêtes à bon dieu) ne se dégustent pas (mais comme les carapaces de homard se dégagent délicatement vers le bord de l'assiette. Elles apportent cependant à l'assiette une touche fantaisiste et printanière qui font siffloter l'esprit comme une séance des Monstrations Inouies !

 

Souffle_babybel.jpg Cocinelle_zoom.jpg

 

Par Nathalie R. - Publié dans : Planches brûlantes - Communauté : Plaisirs Gourmands
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 13:48

Nath, ma généreuse hôtesse m’avait parlé d’un pique-nique jaune organisé par des bloggueurs culinaires. Il était question que je l’y accompagne, mais le trac a eu raison de moi. Cependant, le défi m’avait intéressée et l’envie de confectionner un bout de menu (sucré et salé) qui soit tout jaune a continué à me titiller.

Quand le cerveau se voit lancé de cette façon, il ne s’arrête qu’une fois atteint son but ou fracassé contre un mur.

 

L’impact a dû être violent. Il en est sorti l’ensemble suivant : 

 

John Lemon et Pacman au thé and the Yellow Submarine.

 

john.jpg

 

Tarte john Lemon/PacMan pâte au thé

Elle est née du postulat que ma fameuse pâte à la casserole peut s’aromatiser à l’envi.

Cette fois j'y ai ajouté du thé Earl Grey réduit en poudre.

 

the

Préparation : 15 min 

Cuisson : 40 min 

 

 

Ingrédients (pour 8 personnes ) : 

- 1 pâte à la casserole au thé earl grey

- 10 cl de jus de citron

- 125 g de sucre

- 250 g de crème fraîche épaisse

- 2 +1  oeufs

- 1 cuillère à soupe de maïzena

 

Préparation : 

 

Préchauffer le four à 200°C (thermostat 6-7).

Faire précuire la pâte pendant environ 10 minutes.

Préparer la crème et fouettant tous les ingrédients ensemble.

Verser sur le fond de tarte et enfourner pendant 30 minutes environ .

Laisser refroidir puis mettre au frais quelques heures. 

 

 

pacman

 

 

Yello Submarine 

Le Yellow Submarine est une version à peine modifiée de la terrine de cabillaud  trouvée sur internet

 

Faute de cabillaud, j’ai pris du colin d’alaska de mon congélateur et suivi assez fidèlement la recette.

poisson

Terrine de Colin au Curry

 

Ingrédients

500g de colin

40 cl de crème liquide

2 oeufs

20 g de beurre

1 cuillère à café de curry

Sel

 

Mixer par petites impulsions (pour ne pas chauffer le poisson) 250 g de colin  avec les échalotes, le sel et le curry. Ajouter les oeufs, mixer et verser la crème tout en continuant de mixer. Couper le reste de cabillaud en dés. Verser dans un moule bien beurré 1/3 de la préparation. Ajouter la moitié des dés de cabillaud. Verser encore un tiers de la préparation. Finir de répartir les dés de colin puis verser le dernier tiers de préparation. Mettre à cuire dans un bain-marie 1 heure au four à 120° C puis hors du bain-marie 20 minutes à 150° C. Vérifier la cuisson en plantant un couteau. Laisser refroidir. Couvrir d'un film et mettre au réfrigérateur pendant 1 nuit.

 

J’ai décoré avec curry et paprika, à l’aide d’un emporte-pièce.

submarine

 

Tous ces plats se dégustent avec un bon vin blanc et, en fond sonore un morceau des Beatles.

 

Pourquoi pas Eleanore Rigby ?

 

Par K_tastrof - Publié dans : L'invitée K_tastrofique - Communauté : Plaisirs Gourmands
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 14:26

Pleurer comme une madeleine« Longtemps je me suis douchée de longues heures. »

C’est ce qu’Emilia, protagoniste de Bonsaï, deuxième  film du réalisateur chilien Cristian Jimenez,  aurait pu raconter dans sa vieillesse, si vieillesse il y eut.

Car le film révèle rapidement que la longue liane d’Emilia rompra plus vite sous le poids de la vie que Julio, le placide roseau.

Huit ans après leur idylle à la faculté, idylle pendant laquelle ils lisent au lit des chefs d’œuvre de la littérature, ils se sont perdus de vue.

Julio s’escrime à transmettre son goût des humanités à des jeunes bourgeoises, lors de cours particuliers et accorde beaucoup d’attention à son bonsaï. Moins peut-être à Blanca, sa voisine, traductrice, avec qui il entretient une liaison, essentiellement physique. Mais il n’ose lui avouer que l’auteur célèbre dont il aurait pu dactylographier  le roman lui a préféré des petites mains moins chères. Empêtré dans ses mensonges, il achète des cahiers semblables à ceux utilisés par l’auteur renommé et se met en tête d’écrire lui-même un roman. Il s’inspire fortement de son histoire avec Emilia, de leur complicité amoureuse et littéraire et décrit jusqu’aux trèfles qu’il lui avait offerts pour son anniversaire, trèfles qui n’ont pas porté chance à leur amour et qui comme lui s’est flétri.

Julio croise par hasard l’ancienne colocataire d’Emilia : elle lui donne le numéro de téléphone de son amour de jeunesse. Il essaie de l’appeler mais raccroche sans se douter que la prochaine fois qu’il en trouvera le courage, Emilia se sera inscrite définitivement parmi les abonnés absents.

Au cours de leurs rendez-vous ancrés dans le prosaïque, Blanca lit les cahiers et aide Julio à les transcrire. Elle trouve le texte moins bon  que les précédents du prétendu auteur et critique sans le savoir les souvenirs de Julio, écrivain en herbe qui peine à séparer le bon grain de l’ivraie.

Le film va et vient entre l’âge d’or étudiant et l’âge terni adulte. Il s’autorise des fantaisies comme celle-consistant à suivre Julio sur son vélo, minuscule dans le flot de circulation de la ville et à le repérer au moyen d’une flèche.

La pluie rythme le film, tant dans le son que par les images, reflet de la météo de la ville choisie pour le tournage. Mais parfois la douche se substitue à la pluie, comme dans cette scène irréelle et fantaisiste où l’héroïne porte à ses lèvres une tasse de thé alors que l’eau issue du pommeau de la douche coule et dégouline le long de son corps.

Des plans de l’introduction incluent de grands arbres, comme une forêt qui cache dans un premier temps les jeunes pousses fanées, tout ce qui n’a su croitre, s’élever, puiser de la sève dans la terre pour aller chatouiller les cieux.

Et malgré ce constant insidieux et quasi permanent d’échec, la mélancolie reste douce, douce-amère.

Cet hybride d’amour, de littérature et de botanique qui refuse d’être transplanté dans un terreau mature et se complaît dans l’argile séchée du temps de la presque innocence perdu  à jamais ne pouvait que me séduire et me toucher.

L’omniprésence de Proust imposait une madeleine, la chlorophylle une couleur verte tant soit peu naturelle et l’ombre du bonzaï, une touche de délicatesse naturelle incarnée à la perfection par le thé matcha, écho à l’attachement des protagonistes pour ce breuvage.

 

J’ai emprunté la recette des madeleines à Sofi la gourmande

http://sofilagourmande.canalblog.com/archives/2008/08/26/10193553.html

Et je dois dire qu’en ayant pas mal roulé ma bosse (warf, ouarf)  au pays enchanté de la madeleine, j’avais rarement obtenu rebondi aussi replet.

 

Ingrédients :
- 225 g de farine
- 175 g de sucre
- 100 g de beurre fondu
- 1 paquet de levure en poudre
- 4 œufs
- 1 c. à soupe de pâte à pistache

Pour la coque délicate

-100 g de chocolat blanc

- une pincée (ou plus selon le goût) de thé matcha


Préchauffer le four à 240°C.

Battre les œufs entiers et le sucre. Ajoutez la farine et la levure tamisée ensemble, puis le beurre fondu. Et enfin la pâte à pistache de façon à obtenir un appareil bien homogène. Verser une grosse cuillère à soupe de pâte dans chaque alvéole du moule à madeleine.

Enfourner 4 min à 240°C puis baisser le four à 180°C en continuant la cuisson pendant 4 min.

Démouler les madeleines.

Faire fondre le chocolat saupoudré de thé matcha avec un peu d’eau au four à micro-ondes.

Une fois le chocolat fondu, verser dans les empreintes à madeleine en essayant d’obtenir une fine couche, remettre les madeleines et bien appuyer.

Réserver au moins une heure dans le réfrigérateur.

Déguster en essayant de retrouver le goût des belles et bonnes choses.

Pleurer madeleine 2

Par Nathalie R. - Publié dans : Projections gourmandes - Communauté : Plaisirs Gourmands
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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 08:00

 

  Dessous de tableVoilà plusieurs mois que ce roman de Martin Suter m'alléchait sur les étals des librairies mais c'est à la bibliothèque que j'ai fini par céder à son titre, sobre, Le Cuisinier.

Je l'ai dévoré mais en suis sortie subjuguée par l'amuse-bouche et déçue par ce qui suit.

 

Un jeune réfugié tamoul, Maravan, cantonné à des tâches subalternes dans la cuisine, se retrouve l’objet de toutes les railleries de la brigade du Huwyler, restaurant haut de gamme, quand il propose au chef de réaliser un curry.

Andréa, la belle serveuse, prend par bravade sa défense. Pour la remercier, Maravan l'invite à dîner. Dans ce repas, il met tout son coeur, toute sa connaissance de la cuisine moléculaire et toute la magie de la cuisine ayurvédique transmise par sa grand-mère.

Andréa, bluffée par l'effet que produit sur elle ce menu, propose à Maravan (viré de son boulot pour avoir emprunté un ustensile très cher afin de concocter des mets hors du commun) de s'associer pour proposer des menus aphrodisiaques à domicile.

 

Tout le temps des préparatifs du dîner originel, fascinée par la description des manipulations de Maravan, par la passion qu'elles trahissaient, j'étais médusée, impressionnée à chacune des étapes et frustrée aussi de ne pouvoir qu'imaginer un tel festin des sens.

Mais au fur et à mesure de l'évolution de leur entreprise baptisée Love Food et des collusions avec la situation géo-politique, mon adhésion est allée en diminuant.

Autant j’ai été envoûtée par la passion de Maravan transmise par Nangay sa grand-mère, touchée par le lien qui les unit, autant les rebondissements liés à la situation au Sri-Lanka m’ont laissée de marbre.

L'histoire de son neveu, lui aussi habité par la passion de la cuisine, enrôlé de force au Sri-Lanka m'a laissé en bouche un arrière-goût d'ingrédient narratif trop chimique, adressé plus à nos glandes lacryminales qu'à nos synapses.

 

A la fin du livre, j'ai eu la bonne surprise de voir que quelques recettes étaient expliquées.

J'ai choisi celle à laquelle Maravan donne lors du premier repas la forme d'un coeur puis façonne en sexe féminin quand sa cuisine devient prestation tarifée.

 

Petits cœurs au poivre glacé, aux pois chiches et au gingembre

 

50g de riz Sali (mes recherches sur G... n'ont pas éclairci ce mystère, d'ailleurs la plupart des réponses que G... remontait renvoyait à ce livre. N'hésitez pas à partager vos lumières sur le sujet dans les commentaires). Dans le doute j'ai utilisé le seul riz qu'abritait mes placards, du riz sauvage de Provence que j'ai cuit au préalable.

300 ml de lait (la version grand format du livre contenait une erreur puisque'elle indiquait 300 ml de riz !)

2 cà s de farine de pois chiche

1 cà s de ghee

2 cà s de sucre de palme

1 c à s d’amandes hachées

1 cà s de raisins secs (remplacés par des canneberges).

3 dattes

1 c. et ½ à café de poudre de gingembre

¼ de c. à café de poivre noir moulu

 

Humidifier le riz avec le lait et piler en ajoutant constamment du lait jusqu’à la formation d’une pâte fine et humide.

Ajouter 150ml de lait, bien remuer

Passer le tout à travers une gaze fine et bien presser. Ajouter 50ml de lait supplémentaire à l’extrait obtenu. Faire griller la farine de pois chiche dans le ghee, faire cuire dans le liquide avec le sucre et travailler à petit feu en remuant constamment pour obtenir une pâte visqueuse. Ajouter les autres ingrédients  et mélanger à petit feu 2 à 3 mn. Etaler la pâte sur une plaque de cuisson et laissez  refroidir. Couper et modeler

Faire sécher au four à 60°C. (j'ai profité du four allumé à 170°C pour un autre gâteau, ils m'ont paru prêts au bout d'1/4h).

 

Glaçage

100g de sucre en poudre (j'ai mis du glace)

1 cà s de sirop de grenade (remplacé par de la grenadine)

 

Ces biscuits étaient gustativement très étonnants et offraient un beau contraste entre les saveurs relevées et un peu "brutes" du biscuit et la douceur du glaçage.

Une expérience qui ne m'a pas convaincue de lire d'autres romans de Suter mais m'a persuadée d'explorer la cuisine ayurvédique.

Par Nathalie R. - Publié dans : Ivresse livresque - Communauté : Plaisirs Gourmands
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Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 17:29

La présence de la lumineuse Valérie Donzelli (plus que 48h pour rejoindre les rangs des spectateurs enthousiastes de son nouveau film La guerre est déclarée), de l'humour lacanien, une réflexion sur l'ultramoderne solitude, des personnages singuliers, des scènes valorisantes pour le bassin de la Villette : le premier long métrage de Guy Mazarguil avait a priori bien des atouts pour me séduire.

Et pourtant...j'en suis sortie frustrée, déçue, désemparée même d'avoir vu pour la première fois Valérie Donzelli jouer faux dans la dernière scène du film.

La passion du psy maladroit  pour les poissons qu'il immortalise en photos, et suscitant une scène où il fait poser la belle et les poissons, m'a d'abord amusée puis agacée par les effets de poissons flottant dans le film comme une réminescence empotée d'Arizona Dream.

Les dialogues et les situations oscillent eux entre Rohmer, Mouret et Desplechin mais sans jamais trouver leur voie/leur voix.

Malgré un rendu général en deça des ambitions du film (et de ses possibilités), certaines scènes parviennent à charmer. Parmi celles-ci figure la rencontre entre Matthieu Demy et Valérie Donzelli, à bord de l'Antipode, péniche amarée au quai de Seine, mon spot préféré IRL pour profiter de la quiétude du Bassin de la Villette. Ils y sirotent un perroquet, mélange de pastis et de menthe, mélange que j'ai voulu transposer dans un moelleux et décliner en 2 versions complémentaires, façon ying et  yang.

L'Art de séduire, potentiellement une des bonnes surprises françaises de l'été, saison traditionnellement monopolisée par l'industrie lourde américaine,  n'échappe jamais à sa condition de com-rom lettrée aussi prévisible que vite oubliée par un spectateur contemporain désormais surpris qu'un telle trame puisse s'étirer au-delà de l'épisode d'une série.

 

Avant de détailler la recette, j'en profite pour confesser que toutes les lignes de ce post ne sont pas de moi, celui avec qui je fais la paire depuis 5 ans et deux jours (et près de la moitié au bord du quai) ayant accepté de mélanger en douce son ressenti du film au mien.

 

La base du moelleux a été pêchée sur le site de Thiurès

 

Pour ferrer les adeptes du perroquet (et leur préparer l'équivalent de 7 moules à muffins), préparer les appâts suivants

 

50 g    Sucre glace
50 g    Amandes brutes (remplacées par ce poids en poudre d'amande
40 g    Jaunes d’œufs (soit 2)
35 g    Blanc d’œuf (soit 1)
45 g    Farine
95 g    Blancs d’œufs (soit 3)
35 g    Sucre roux
4 g      Anis vert

3 bonbons à la menthe concassés en tout petits morceaux

1/2 bouchon de pastis

1/2 bouchon d'alcool de menthe


Mixer le sucre glace avec les amandes brutes, verser petit à petit sur les jaunes mélangés avec le blanc puis monter le tout et incorporer la farine tamisée.
Monter les blancs d’œufs avec le sucre roux .

 

Séparer l'appareil jaunes/tant pour tant / farine en deux.

Dans la première moitié, ajouter le pastis et les bonbons concassés.

Dans l'autre, ajouter l'alcool de menthe et les graines d'anis pilés.

Détendre séparement ces deux appareils  avec une partie des blancs montés, ajouter les blancs restants puis alterner dans les moules le ying et le yang du perroquet.
Mettre au four à 160° pendant 20 minutes environ.

 

Des petits gâteaux frais et délicieusement moelleux, à partager sans modération pour oublier dans la gourmandise le  psittacisme d'un certain cinéma français.

 

 

Paire_au_quai_coucher_soleil.jpg

Paire_au_quai_2.jpg

Paire_au_quai.jpg

Par Nathalie R. - Communauté : Plaisirs Gourmands
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